Liesse(s)

CRÉATION EN COURS – JUIN 2020 (reportée 2021 – Covid 19)

 
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Liesse(s) – Cie d’Elles © Virgnie Costet
 

Une centaine de parpaings, peut-être davantage et du papier froissé, déchiré, des chiures de nappes, des serviettes…

Chacun des tableaux de Liesse(s) est composé du précédent, recyclant à l’infini, avec ingéniosité et opiniâtreté les mêmes éléments, mâchés, mouillés, soufflés

Des visages violemment surlignés, des figures de femmes.

Une mariée s’habille d’une robe sortie d’une boite de kleenex

Une femme se couronne de câble et devient la Concorde.

Une autre s’étale devant une pile d’assiettes

Un amas de cintres de métal danse joyeusement

Des femmes se croisent dans le chaos du carnaval et leurs masques tombent sur d’autres masques. Chacune à leur façon, elles démontent l’espace, s’assoient puissantes sur les ruines fumantes de ces rituels détruits, rituels de transactions de leurs corps de femmes, rituels piétinés, du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver des hommes.

Le public déambule et traverse des espaces dont il ne sait jamais s’ils sont en construction ou en déconstruction.

Parpaings et praticables, appuyés les uns sur les autres, obéissent à une logique qui lui échappe.

On se croirait, soudainement sur la station Mir, ou dans les ruines d’un amphithéâtre futuriste. Des silhouettes manipulent ces parpaings avec efficacité, surgissent les scènes. Le public peut rester impavide et assister au ballet des préparatifs, ou suivre un brancard de procession, sonorisé qui s’échappe un instant du décor.

Une artiste se remplit sous un sac de riz éventré, emportant dans son sillage blanc une partie du public. Des danseurs folkloriques ouvrent la marche au son d’une viole haletante. Trois nettoyeurs armés de souffleurs, manipulent le papier déchiré qui jonche le sol, Le public est fasciné par ce ballet flottant, les débris légers se collent sur les corps couverts de vaseline des artistes.

Les déambulations sont sonores, la marche du public est captée par des lampions interactifs qui enregistrent sa cadence, son souffle. Cette marche déambulée rythme ces entre-scènes que j’aime tant. On reviendra toujours au même endroit, parce qu’on tourne en rond comme dans la chanson. On ne verra jamais la même chose, parce qu’à force de tourner en rond, on fait tomber les murs de Jérichococowboy.

2019 ♦ Compagnie d'Elles from ASSOCIATION ECLAT AURILLAC on Vimeo.

DISTRIBUTION

Écriture et mise en scène : Yaëlle Antoine
Dramaturgie : Yaëlle Antoine et Marion Guyez
Interprètes : Sofia Antoine, Simon Deschamps, Malika Lapeyre, Julien Le Cuziat, Tiina Lehtimäki, Annabelle Mazet, Laura Terrancle et un groupe folklorique invité.
Regards chorégraphiques : Florence Bernad, Stéphanie Fuster, Sandra Sainte Rose Franchine
Écriture chanson : Pascaline Herveet
Cheffe de chœur : Anaïs Raphel
Scénographie sonore et régie son : Didier Préaudat
Régie lumière : Nicolas Gresnot
Conseil lumière : Christophe Schaeffer
Création costumes : Barbara Ouvray
Constructeur : Oliver Zimmerman
Production et diffusion : Teresina Ribeiro, Barbara Jeanneau

Plus d’info
mailto:prod@compagnie-d-elles.fr

Production : La compagnie d’Elles

Coproductions : La Verrerie d’Alès Pôle National Cirque (34), L’Atelier 231 CNAREP Sotteville-lès-Rouen (76), Pronomade(s) en Haute-Garonne CNAREP Encausse les Thermes (31), Superstrat Parcours d’expériences artistiques Saint-Étienne (42), Le Parapluie CNAREP Aurillac (15), Le Citron Jaune CNAREP Port-Saint-Louis-du-Rhône (13), SNA Scène Nationale d’Albi (81), Les Ateliers Frappaz CNAREP Villeurbanne (69), L’Atelline Lieu d’activation art & espace public Montpellier (34), Derrière le Hublot Scène conventionnée art en territoire Capdenac (12), L’Usine CNAREP Tournefeuille (31).

Soutiens à la Résidence : Scènes de Rue Festival des arts de la rue Mulhouse (68), Cap’Découverte Maison de la Musique Le Garric (81).