Liesse(s)

CRÉATION EN COURS – JUIN 2020

 
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Liesse(s) – Cie d’Elles © Virgnie Costet
 

Une centaine de parpaings, peut-être davantage et du papier froissé, déchiré, des chiures de nappes, des serviettes…

Chacun des tableaux de Liesse(s) est composé du précédent, recyclant à l’infini, avec ingéniosité et opiniâtreté les mêmes éléments, mâchés, mouillés, soufflés

Des visages violemment surlignés, des figures de femmes.

Une mariée s’habille d’une robe sortie d’une boite de kleenex

Une femme se couronne de câble et devient la Concorde.

Une autre s’étale devant une pile d’assiettes

Un amas de cintres de métal danse joyeusement

Des femmes se croisent dans le chaos du carnaval et leurs masques tombent sur d’autres masques. Chacune à leur façon, elles démontent l’espace, s’assoient puissantes sur les ruines fumantes de ces rituels détruits, rituels de transactions de leurs corps de femmes, rituels piétinés, du printemps, de l’été, de l’automne et de l’hiver des hommes.

Le public déambule et traverse des espaces dont il ne sait jamais s’ils sont en construction ou en déconstruction.

Parpaings et praticables, appuyés les uns sur les autres, obéissent à une logique qui lui échappe.

On se croirait, soudainement sur la station Mir, ou dans les ruines d’un amphithéâtre futuriste. Des silhouettes manipulent ces parpaings avec efficacité, surgissent les scènes. Le public peut rester impavide et assister au ballet des préparatifs, ou suivre un brancard de procession, sonorisé qui s’échappe un instant du décor.

Une artiste se remplit sous un sac de riz éventré, emportant dans son sillage blanc une partie du public. Des danseurs folkloriques ouvrent la marche au son d’une viole haletante. Trois nettoyeurs armés de souffleurs, manipulent le papier déchiré qui jonche le sol, Le public est fasciné par ce ballet flottant, les débris légers se collent sur les corps couverts de vaseline des artistes.

Les déambulations sont sonores, la marche du public est captée par des lampions interactifs qui enregistrent sa cadence, son souffle. Cette marche déambulée rythme ces entre-scènes que j’aime tant. On reviendra toujours au même endroit, parce qu’on tourne en rond comme dans la chanson. On ne verra jamais la même chose, parce qu’à force de tourner en rond, on fait tomber les murs de Jérichococowboy.

 

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Distribution

Jeu, danse, acrobatie
Laura Terrancle, Tiina Lehtimäki, Julien Le Cuziat, Malika Lapeyre, Simon Deschamps, Sofia Antoine
 
Écriture et mise en scène
Yaëlle Antoine
 
Dramaturgie
Yaëlle Antoine et Marion Guyez
 
Scénographie
Didier Préaudat
 
Chorégraphes intervenants
Florence Bernad (groupe Noces), Stéphanie Fuster (La Fabrica Flamenca
 
Scénographie sonore
Didier Préaudat
 
Création lumière
Christophe Schaefer et Nicolas Gresnot
 
Création costumes
Barbara Ouvray
 
Régie générale
Nicolas Gresnot
 
Création vidéo et photos
Sofia Antoine
 
Production et diffusion
Thérèse Ribeiro et Paco Bialek
 
 
Production: Compagnie d’Elles //  Coproduction et accueil en résidence : La Verrerie PNC d’Alès – La Grainerie, atelier de Fabrique Artistique Cirque et Itinérance, Balma – Les Ateliers Frappaz, CNAREP Villeurbanne – L’Atelline, Montpellier – Le Citron Jaune, CNAREP Port Saint Louis du Rhône – Les Pronomades, CNAREP Encausse les Thermes – L’Usine, CNAREP Tournefeuille – Le Parapluie, CNAREP Aurillac – Atelier 231, CNAREP Sotteville-lès-Rouen – SN d’Albi  // Soutien à la Résidence : Superstrat, St Bonnet le Château – Scènes de Rue, Mulhouse – Derrière le Hublot, Capdenac // Pré-achats (en cours) : La Verrerie, PNAC Alès ;  Scènes de Rue, Mulhouse ; L’Usine, Tournefeuille ; ARTO, Ramonville ; La Grainerie, Balma ; Citron Jaune, CNAREP Port St Louis, SN d’ALBI, Service Culturel Université de Grenoble, Superstrat à St Etienne
Aide à la création 2019 : Ministère de la Culture -DGCA